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ENRIQUE SAMAMA
aka ENRIQUE SAMA

ŒUVRES

Mon projet 2026

Ce texte, que je lis lors d’une lecture-performance autour de mon travail, est accompagné d’une vidéo. Il est disponible en plusieurs langues et accessible via un QR code présent lors des expositions.

Enrique SAMA,

 

je vous propose d’entrer dans mon texte ci-dessous, juste pour le plaisir de l’art, continuer à faire connaissance, et prendre conscience de l’importance de notre rencontre pour l’Art.

 

J’écris pour vous

et je sais que les mots peuvent un peu dire les choses

on peut essayer

 

 Je suis en recherche tous les jours, toutes les nuits .

La « sublimation la plus fine » (Cynthia FLEURY, philosophe) par l’art, par la vie… ex : je ne fais pas 2 personnes pareils : ce sont des évolutions. L’art, la vie permet de trouver qui on est. Cette beauté touche de façon différente et nous touche . On va voir comment ?

 

J‘ai fait un parcours dans l’art, atypique et exigeant, donc je propose des œuvres différentes et puissantes. Intime, et universel car je touche à notre intime commun d’une façon nouvelle : donc mes œuvres sont différentes et nouvelles en dehors du moule de la facilité

 

 J’ai été approché juste avant Noël, par un musée danois (spécialisé dans le mouvement cobra : Asgor JORN, Pierre ALECHINSKY,…,  PICASSO) : j’attends de leurs nouvelles . je peux toucher plusieurs mouvements : expressionnisme allemand, cobra, activisme viennois,...

 

Parfois on peut repenser en nénuphar : de la partie boueuse sort une fleur.

Par ma volonté de creuser, de me libérer en posant là, dans les taches, de reconnaître des étapes de ma vie difficile, et puis la volonté de vie qui mène vers la vie

 

Je creuse l’inconscient sans le savoir au début et puis Marie HEMERY voit que ce sont des éléments de l’inconscient mis à nu, par hasard. (problème de société de la création artistique qui touche à l’essentiel, au profond, si profond qu’il est en commun avec l’autre),

et le spectateur reconnaît dans mon travail, cette part inconsciente qui est commune car j’ai un grand panel d’émotions (entre le plus grand amour et la plus grande haine ? Entre la mort et la vie, parfois dans le même tableau).  On est différent mais on est les mêmes sur les points essentiels de la vie.

 

texte d’une psychanalyste, Marie HEMERY, sur mon travail :

pour mieux comprendre les portées de mon travail à la limite de la conscience. 

 « C’est une nouvelle tentative d’un nouvel artiste pour atteindre l’humain » ! Mes personnages sont « ces enfants intérieurs qui se révèlent, se dépassent, nous touchent dans l’expression brute d’émotions profondes.  L’inconscient serait cette impression, cette structure de base de la construction identitaire. De fait elle s’exprime en noir et blanc. »

voilà une autre citation d’elle : 

« mon cerveau cogite toujours sur l’idée du noir et blanc des œuvres d’Enrique. Comme un papier carbone ou le développement d’une pellicule. L’inconscient serait cette impression de maillage, cette structure de base de ma construction identitaire. De fait elle s’exprime en noir et blanc...la mise en couleur n’est que dans la conscientisation ».

 

Il y a eu Jannick CALVEZ, journaliste dans le magazine Art Images, qui évoquait mon travail lors de l’exposition Imprudent dont elle était la curatrice, à Brest. Elle reprend les mots que le poète Yves BONNEFOY dit sur le travail d’Alberto GIACOMETTI. Il faut savoir que GIACOMETTI avait essayé de dessiner le visage de son frère chaque soir, mais il estimait qu’ils étaient toujours insuffisants et il les détruisait au matin. On n’en connaît que quelques-uns que sa femme avait sauvé de la destruction. Et ils sont sublimes... 

Janick CALVEZ dit « Enrique SAMA aborde la création artistique comme une expérience libératrice et chaotique, où il abandonne le contrôle pour laisser émerger des émotions brutes et troublantes. Jusqu’à l’épuisement. C’est une fascinante exploration de la psyché humaine, marquée par des désirs et des angoisses universels.».« C’est une intuition qui va droit à l’énigme, pour en faire de l’évidence, droit à ce qui ruine et fait peur pour en faire un bien partagé.» 

 

Quand je travaille, pendant 8 à 10 heures d'affilées, sur des dizaines de feuilles de papier, j’essaie de perdre le contrôle et de peindre à la limite de la conscience. Le lendemain je regarde et si ce n’est pas bon, je continue pendant des jours jusqu’à ce que tout soit là. C’est l’instinct de survie, je n’ai rien à perdre.

 

Je voulais aussi vous parler d’intensité et vous parler d’Antonin ARTAUD, artiste écrivain, poète et dessinateur, qui avait aussi écrit, Van Gogh, le suicidé de la société. 

 J’avais écrit directement sur le mur où je peins, dans mon atelier, tout en haut: LA CONFRONTATION ELLE EST Où, Là ? Et j’avais écrit dessous, ARTAUD en premier et ça m’avait amené à l’idée que j’ai écrit : ATTAQUE LE PAPIER. Et ensuite bien plus tard, j’ai ajouté : POUR ATTEINDRE LA DOUCEUR. J’avais écrit VAN GOGH, BACON, VELICOVICK, Arnulf RAINER, Marina ABRAMOVIC, ils sont constamment dans ma tête : ce sont des frères et des sœurs . ARTAUD est resté écrit car c’est une limite infranchissable : il est artiste et fou dans un asile quand il fait des séances d’exorcisme, mêlant le diable et son corps christ. Mais c’est une intensité, il dépasse la limite où il sort vers la folie. 

 Et moi je prends mon intensité, ‘presque folle’ pour attaquer le papier, aller au bout de ce que je peux faire avec la peinture. Sortir de la mort, de façon brutale et douce. Attaquer le papier pour atteindre la douceur. 

Pour moi, c’est chercher l’amour mais être enfermé, me libérer par la peinture. Ces personnages résistent, se rebellent, tirent la langue, dansent...c’est tout oser, et même de montrer ces peintures et même d’avoir confiance ! car on a des points communs (des problèmes de genre, de religion, de race, de société...), je pense que ces peintures peuvent aider, on est différents mais on est les mêmes sur les points essentiels de la vie. Pour vous aussi... tout à gagner dans les échanges avec les autres. Un follower a vu dans un des personnages que çà ressemble à une naissance, et je rajoute en commun. 

 

Il s’agit de notre monde : de tout ce qui nous arrive, de partout dans le monde : tous les jours, je regarde les infos, des documentaires sur tous les thèmes que je trouve.

 

Dans le même instant de vie

À exprimer tellement de choses.

 

Je veux donner de l’amour.

Mais ce n’est pas si simple. Il y a sa mort, leur mort, ma mort. l’horreur, la haine,...

Parce que le monde est comme çà

qui rit, qui joue, qui danse, qui pleure, qui se moque,... devant nos yeux ébahis…

 

Et j’avais fait sans le savoir toutes les tentatives qu’avait déjà cerné le philosophe  EMPHEDOCLE au Ve siècle avant JC. que j’ai vu à l’exposition au Mac Val de Paris, que j’ai découvert en juillet 2025: « car autre fois je fus jeune homme et jeune femme, arbuste et oiseau, et muet poisson de la mer… » … et blanc et noir, … tout est possible et beau

 par l’art et par la vie :

enfant, (problème de société de la place de l’enfant) ,

homme, femme, (problème de société des genres) , 

branche, poisson (problème de société de nature et d’environnement) .

Le but est de s’élever en étant plus riche

Et c'est pour ça aussi que je peins plus fort. Dans ma peinture dans ma recherche de formes de visages, de corps, d’enfants, de vieillards, d’animaux, de bout de bois, d’ailes,... pour exister Et que je vis déjà si fort à présent. 

 

Et que j’ai même décidé de changer de nom ! (problème de société, de guerre, de religion : SAMA)

 

On peut évoluer, en fonction de ce qu’on rencontre dans le temps qui passe. On en retire quelque chose : de beau ou de moche. On aime les sucrés, confortables mais il faut aussi aimer les différents, nouveaux. Çà nous fait ressentir quelque chose de nouveau ou une partie que l’on ne connaissait pas en nous. On fait évoluer sa base (de quoi on est constitué d’un point de vue psychologique, intellectuel, sociale, spirituel, artistique).

 L’art qui fait avancer va déranger, apostropher et faire réfléchir. Est unique car l’artiste est unique de par ces conditions physiques et psychologiques, par certaines conditions de vie, d’expression, des différences . Avec mes particularités réelles et authentiques, j’arrive à rejoindre le collectif.

 

Depuis ce jour de rencontre pour appliquer ce que disait EMPHEDOCLE, j’ai décidé de m’appeler SAMA, ce qui veut dire « petite fleur », en palestinien.

Mon vrai nom est Samama (je suis athée, espagnol et tunisien. Mon père est juif mais j’ai refusé de l’être). La proximité des noms montre la proximité des peuples qui pourtant se font la guerre depuis des siècles. Je ne veux plus être pris pour l’agresseur et devoir rendre des comptes sur la politique d'Israël. Et garder l’universalité avec le prénom, Enrique. Car bien sûr c’est une richesse, d’être multiples, de plusieurs origines. SAMA est la seule Dj palestinienne, une toute jeune fille arabe, un peu comme ma vraie fille. On l’a vue à Nantes, et on a appris qu’elle a été arrêtée, emprisonnée. Sa mère avait décidé de l’appeler SAMA qui veut dire Petite fleur en palestinien. Petite fleur qui arrive à pousser dans ce désert. Là je dois choisir mon nom d’artiste, qui correspond à une nouvelle naissance, de résistance et d’être encore plus plusieurs. Je suis SAMA.

 

 

 Une vie difficile pousse à créer une suite mieux et à ressentir la puissance de la création, magique. Mais lorsque la charge est si lourde, c’est un travail sans fin, ce qui fait monter le niveau encore et encore : ce qui veut dire que vous pouvez compter sur moi : créer me sauvera jusqu’à la fin de mes jours.

Adolescent, j’ai essayé de dessiner mon père sur son lit de mort avec un crayon sur une feuille de papier (il n’y avait pas d’appareil photo). J’ai ressenti la puissance et la fragilité du crayon sur du papier : tout est possible.  Bien sur je n’ai pas réussi à avoir l’image que je voulais, j’ai appris à dessiner, j’ai cherché à approfondir le visage. 

Je me relève en pleine nuit. Dans le premier envoi, j’ai parlé de mon père. Mais évidemment il manquait ma mère. Leur relation m’a profondément marquée : mon père était malade et m’a mère l’a maltraité, jusqu’à le tuer. Oui, vous avez bien entendu ! Moi-même je me demande souvent si c’est vrai, si c’est possible… Je devais haïr celle qu’on est sensé aimer : la mère qui m’avait trop aimé. C’est pourquoi, je ne suis pas juste normal, et que je veux devenir un grand peintre car avec la peinture j’ai pu me sauver, créer de la liberté, avec la mort, la vie, la vie, la vie. Avec la plus grande haine et le plus grand amour (parfois dans un même tableau). Je connais la puissance de la création : je fais des taches et quand je vois, le regard d’un seul œil, alors je suis capable de faire l’autre, et tout son corps et toute la scène en 5 minutes. Je veux devenir un grand artiste pour que mon travail soit visible par le plus grand nombre d’hommes et de femmes. Et de trouver des frères et des sœurs, de beautés.         

 

 

Je suis capable lors de la rencontre avec le galeriste , lors du vernissage avec les collectionneurs, les spectateurs… : de la plus haute pureté, de la plus haute intensité, de la plus haute complicité : je lis mon texte comme une performance douce, un dialogue avec ce qu’on a de plus chers,

et tout donner encore une fois

 

je suis là pour vous montrer que mon travail est des plus sérieux, profond, nouveau, unique et universel..., et en quoi j’espère faire partie de vos meilleurs artistes pour les artsfairs, en particulier Basel.

 

Et je continue de crier

en peignant

dans ma peinture c’est un cri pur

primitif : animal, humain, enfant, femme , de Gaza, de partout

pour me sauver pour nous sauver

on peut essayer

 

Dit autrement :

 

mes intentions : L’intime, le commun = l’universel, la psychanalyse.

La mort, la haine, la vie s’améliorer être tout.  L’essentiel le maximum

Emphedocle) la philosophie

moyens plastiques cohérents : le crayon de papier, le papier, la peinture, les taches où on se voit (inconscient mis à nu), essentiel, minimum 

gestes artistiques : la confrontation avec les grands artistes ; travailler longtemps, aussi pour faire parler l’inconscient et être tout

 

Pour finir, je vous lis un de mes textes : Entre  (au sens d’entrer, et au sens de entre deux ou entre plusieurs choses)

 entre

entre humains

entre animaux

entre enfances

 

entre Gaza et Israël, entre Ukraine et Russie, entre Iran et Irak, entre Chine et Inde…

 

de tous les côtés, chaque jour


de tous les côtés, chaque jour

entre toi et moi

 

entre le monstrueux et la beauté

entre les dichotomies trop tranchées

entre la douceur et la violence

entre les instincts de survie 

entre par tous les bouts

entre le trop bizarre

 

entre le conscient et l’inconscient 

 

entre

entre mes ami(e)s de tous les genres

entre

entre notre part animale

et la nature

 

elles viennent de loin ces peurs, de la peur de la mort, de la dégénérescence 

 

à dépasser mes limites

pour ne plus ne rien faire 

 

entre mon expo sur les terres de Montaigne sur l’Humain (« Chaque homme porte la forme entière de l’humaine condition. ») en 2008…

et celle que nous avons vue en août 2024, au CAPC musée d’art contemporain de Bordeaux avec Hélène Cixous qui reprend ça, avec aussi sa notion de fantômes.

 

C’est l’instinct de survie, je n’ai rien à perdre, je suis capable de tout, tout à gagner dans les échanges avec les autres. Un follower a vu dans un des personnages que çà ressemble à une naissance, en commun. 

 

Julia Kristeva : “tout est possiblement art, c’est à dire la multiplicité des sublimations possibles…”

 

Fin de la performance.

Enrique SAMA                                                          le  31/12/2025

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